top of page

Résultats de recherche

164 éléments trouvés pour «  »

Articles (157)

Tout afficher

Posts de blog (7)

  • Création et Collections : les coulisses de Bandit Manchot

    Si le monde de la mode connaît un rythme frénétique de collections (haute-couture, prêt-à-porter, croisière...) entraînant dans son sillage une démultiplication des lignes d'accessoires, c'est une toute autre philosophie qui anime la création chez Bandit Manchot depuis plus de 12 ans. Pour Anne, Marie-Christine et Marie Laure, créer c'est d'abord être en prise avec l'époque, être attentives au monde actuel, comprendre les attentes du moment et ajuster les collections en fonction. La marque présente 2 collections annuelles (Printemps/Eté et Automne/Hiver). Elles se partagent entre des gammes d'accessoires intemporels, déclinées ou revisitées chaque année au gré des cuirs ressourcés d'exception sélectionnés et des nouveautés qui répondent aux coups de cœur du moment, aux idées capturées dans la rue, ou tout simplement à leurs envies. Créer une collection est un long process d'observation, de réflexion, d'intuition, d'échanges, de confrontations d'idées mais aussi de digestion des tendances, d'analyse des défilés,…. Chez Bandit Manchot, il y a deux façons d’aborder la création. Soit l'envie d'un modèle précis nécessite la recherche d'un cuir ad hoc, soit c'est la découverte d'une peau avec une texture ou un aspect particulier qui fait naître l'idée un nouveau modèle. D'un côté il y a la matière, ces cuirs somptueux, ces couleurs irisées, ces doux pastels fanés ou ces mordorés gourmands si chers à l'équipe Bandit Manchot... De l'autre, il y a l'idée d'une forme, l'envie d'un tombé sur l'épaule, d'un porté à la main, l'obsession pour une allure générale. Le rationnel rencontre l'irrationnel et donne le top départ à un jeu d'allers-retours entre ces 3 drôles de dames pour dessiner les contours d'une collection qui comporte une soixantaine de modèles distincts, déclinés en une vingtaine de gammes de coloris, ce qui donne un nombre conséquent de modèles différents. Car Bandit Manchot, c'est aussi le gage de mini-séries assurant une quasi unicité des accessoires... La sélection des peaux ressourcées s'effectue tout au long de l'année au gré des découvertes et des recherches dans les maisons prestigieuses garantes de la haute qualité des cuirs. C’est toujours le même travail et la même philosophie qui prévalent quand vient le moment de penser une nouvelle collection : l’obsession de magnifier l’essentiel, le parti-pris de la beauté et de la sensualité du cuir, l’art de se défaire des conventions de la maroquinerie traditionnelle pour réinventer des lignes sobres, pures, fonctionnelles. S’émanciper de l’excessif pour imaginer des accessoires simples, durables, intemporels. Chacune des créatrices à un rôle précis même si chaque collection est le fruit d'un travail collectif, d'une réflexion commune, d'une planification rigoureuse et de longues mises au point . Les 3 associées se partagent entre le bureau de Paris et l'atelier de Graulhet. Anne orchestre le sourcing et la gestion des cuirs, classe les arrivages par couleur, composent les palettes qui définiront les collections à venir. Marie-Christine, animée par une créativité intuitive, une vision précise du modèle souhaité et une longue expérience de la construction, travaille directement les nouveaux prototypes à partir de la matière, sans passer par la phase habituelle du croquis. Marie-Laure, responsable de l'atelier, à la lourde tâche de la mise en production. Celle-ci passe avant tout par la création, avec les artisans locaux, des prototypes et échantillons produits qui seront présentés et remis aux agents de la marque en France et à l'international. Quelques six mois se seront écoulés entre les prémices de la nouvelle collection et la fierté de voir chaque création quitter les ateliers du Tarn vers les 4 coins de l'Europe !

  • Le cuir, une matière d'avenir

    Le cuir, pionnier du recyclage. Si l'on considère qu'il se substitue à une matière neuve, le cuir en est probablement le meilleur exemple. N'oublions pas qu'il est au départ la valorisation d'un déchet que la talentueuse main de l'homme a tanné, transformé, puis façonné . Les peaux utilisées dans le tannage du cuir sont issues d’animaux élevés pour leur viande si l'on écarte bien sûr la question des cuirs exotiques (crocodiles, serpents, etc.) Privilégier la production et la transformation en France Le premier argument souvent avancé à l’encontre du cuir est l’impact écologique. Il est vrai que le tannage, au chrome en particulier, nécessite une grande rigueur dans le retraitement des eaux usées afin d’en limiter les conséquences négatives pour l'environnement. Mais comme dans de nombreux domaines, ce sont les cuirs bas-de-gamme issus en grande partie d’Asie du Sud-Est qui coûtent cher à l’environnement. Nous avons la chance d’avoir en France (dans le Tarn, la Drôme ou le Var par exemple) l’intégralité de la filière, de l’élevage à la confection. La réglementation française extrêmement stricte permet de limiter l’impact environnemental : recyclage des eaux usées et des déchets, sourcing local, élevage en grande partie raisonné, etc. L’essentiel est donc de bien choisir son cuir et sa provenance. Durabilité et éthique, le cuir a la peau dure. Lorsque l’on fait référence à l'empreinte écologique du cuir, on oublie souvent de la rapporter au temps d’utilisation. Il faut prendre en compte cette composante essentielle qui change fondamentalement notre regard sur ce matériau naturel. Un accessoire en cuir de qualité, entretenu régulièrement se patine avec le temps et traverse les générations en beauté ! Peu d'autres matières peuvent se prévaloir d'une telle longévité. Quand on parle éthique, le cuir est quelquefois montré du doigt. Pourtant, à l’inverse de la fourrure, aucune vache ou chèvre, aucun mouton n’est élevé pour sa peau. Boycotter le cuir non seulement n’a pas d’impact donc, mais implique de produire une matière alternative, nécessairement énergivore. La demande en peaux de qualité à destination des produits de luxe — les fameux cuirs pleine fleur que nous utilisons chez Bandit Manchot— pousse à une meilleure prise en compte du bien être animal, et ce pour différentes raisons. Seulement 20% des peaux sont de qualité suffisante pour être transformées en cuirs pleine fleur, le reste étant trop marqué par différents défauts. Depuis notre création en 2010, chez Bandit Manchot, nous avons décidé d'aller encore plus loin et pris conscience que la lutte contre le gaspillage était un véritable enjeu pour notre filière. Nous utilisons dans nos collections des peaux d'exception ressourcées, c'est à dire des cuirs provenant de maisons prestigieuses qui n'ont pas été utilisés dans la phase de production.

  • L’affaire est dans le sac : Petite histoire du sac à main…

    Si le sac à main semble être aujourd’hui un accessoire indispensable, aussi pratique que beau, son histoire passionnante reflète avec justesse les mœurs de la société et l’évolution des habitudes de vie. Accessoire de mode, certes, le sac à main a toujours été un marqueur social. Petit retour en arrière… Pendant l’Antiquité, l’ancêtre du sac à main est porté par les esclaves et rassemble les affaires de leurs maîtres. Loin d’être tendance, ce sac grossier est généralement taillé dans du cuir de chèvre. Le Moyen-Âge, l’ère des aumônières Le sac à main se popularise au Moyen-Âge et devient de plus en plus sophistiqué. Les voyageurs y transportent alors leur nourriture et les travailleurs y stockent leurs outils. Les ecclésiastiques utilisent le sac à main comme bourse - appelée aumônière - pour leurs pièces de monnaies destinées aux nécessiteux. Ces bourses peuvent être confectionnées dans des matières raffinées et ornées de broderies en fil d’or. Les plus riches arborent une escarcelle, très proche de notre besace actuelle. Dotée d’une serrure, elle contient le plus souvent de l’argent, des bijoux, un chapelet. Quant aux sacs en cuir, ils sont constitués d’une sorte de pochette avec des cordons coulissants et sont portés à la main ou bien accrochés à la ceinture indifféremment par les femmes et les hommes. C’est à la Renaissance que naissent les poches sur les vêtements. Hommes et femmes utilisent d’abord des sortes de pochettes de toile brodée accrochées aux hanches, sous les vêtements, accessibles grâce à des fentes : ce sont nos futures poches qui servent à l’époque de sac à main fourre-tout. Ainsi, ils peuvent transporter leurs effets personnels tout en ayant les mains libres. La comble du chic dans la haute société est de porter la châtelaine: une chaîne portée en ceinture à laquelle on suspend toutes sortes de choses utiles comme purement décoratives, que nous appellerions Charms aujourd’hui. Cette “révolution de la poche” donne aux femmes une irrésistible envie de toujours se promener avec leurs effets personnels sur elles. C’est ainsi que, lorsque la robe impératrice, simple, très épurée, à la taille rehaussée et ajustée fait son apparition en 1790, elles se tournent naturellement vers la pochette, souvent composée de broderies et de perles, appelée réticule. Celle-ci se porte à la main. Au fil des ans et des modes, les formes des sacs varient : rond ou carré, sobre ou richement brodé, avec pompons, en soie ou en perles, tenu par une chaîne… Au 19ème siècle, le cuir devient la norme Au 19ème siècle, le sac à main est un accessoire de mode à part entière puisqu’il s’assortit désormais à la tenue et se fabrique avec de précieux tissus brodés de perles ou de pierres. Comme les bijoux, il montre à quel rang social l’on appartient. La nouvelle bourgeoise a des envies de voyages, et a donc besoin d’accessoires résistants afin de transporter ses affaires personnelles : elle achète des bagages luxueux, et personnalisés. Le cuir s’impose. C’est à cette période que Louis Vuitton s’occupe des affaires d’Eugénie, la femme de Napoléon III et en deviendra le fournisseur attitré. 1920 : Minaudière et mini sac Dans les années 20, le sac à main rétrécit, il ne peut contenir qu’un rouge à lèvres et un paquet de cigarettes : le minium pour réussir une soirée Charleston ! Les femmes peuvent ainsi enflammer le dancefloor sans être encombrées. A l’aube des années 30, la minaudière devient l’accessoire fétiche des fashionistas de l’époque. C’est un petit sac rigide très élégant que l’on utilise pour les sorties et qui s’apparente presque à un bijou. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, rien ne se perd, tout se recycle ! les traditionnels sacs à main sont collectés afin d’en récupérer le cuir pour renforcer les uniformes des soldats. Le temps des it bags A partir des années 50, l’engouement pour le sac à main ne fait que croître. Que ce soit pour son côté pratique ou bien esthétique, le nombre de modèles, les types de cuir et les styles explosent : grands sacs pour les femmes actives, petits formats pour les sorties, cross over, pochette, besace, sacoche, tote bag… chaque saison voit fleurir de nouveaux It Bags .Certains modèles deviendront des accessoires iconiques comme le Timeless de Chanel en 1955, Le Kelly en 1956, Le Jackie en 1961 ou le Lady Dior en 1995… Ultra-personnalisé et responsable : la nouvelle donne du sac à main Depuis les années 2000, de nouvelles tendances et demandes émergent et dépassent les seules fonctions mode et praticité des sacs à main. Les consommateurs, conscients des enjeux environnementaux, plébiscitent les accessoires en cuirs ressourcés, tout en souhaitant réaffirmer leur identité avec des produits ultra-personnalisés. C’est tout l’enjeux et le parti-pris de Bandit Manchot depuis 2010, créateur de sacs à main en cuirs d’exception ressourcés.

Tout afficher
bottom of page